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Classe 4

Le autogire : apprendre, voler, voyager

Mi-avion, mi-hélico, 100 % singulier : l'autogire vole grâce à un rotor libre qui tourne tout seul dans le vent relatif. Résultat : une stabilité bluffante, même quand ça secoue.

Le rotor de l'autogire n'est pas motorisé : il tourne en autorotation, entraîné par le flux d'air, pendant qu'une hélice propulsive pousse la machine. Cette architecture rend l'autogire pratiquement insensible à la turbulence et au décrochage classique — par vent fort ou thermique musclé, quand les autres ULM restent au hangar, l'autogire sort.

Ses atterrissages quasi verticaux et ses décollages courts en font une machine étonnamment polyvalente. Le pilotage demande en revanche une formation spécifique rigoureuse : la gestion du rotor (prérotation, ressource) ne s'improvise pas et pardonne mal l'à-peu-près.

C'est la classe qui monte : le parc français d'autogires a explosé ces dix dernières années, porté par des machines modernes au look d'hélicoptère et au cockpit high-tech.

Le autogire, c'est pour toi si…

  • Les pilotes des régions ventées (mistral, tramontane…)
  • Les amateurs de machines atypiques au look d'hélico
  • Ceux qui veulent voler souvent, même quand ça remue
  • Les précis : le pilotage rotor récompense la finesse

Le budget autogire

Baptême 20-30 min
100-140 €
Formation au brevet
3 000-4 500 €
Machine neuve
60 000-120 000 €
Machine d'occasion
25 000-60 000 €

Fourchettes indicatives constatées en France, variables selon région et structure.

Bon à savoir : L'autogire ne fait pas de vol stationnaire (le rotor n'est pas motorisé) : c'est un hélico pour l'œil, un avion pour la mécanique de vol — et un ULM pour le plaisir.

Le théorique du autogire ? Le même que pour tous les ULM.

Un seul examen théorique commun aux 6 classes : commence à réviser dès maintenant, gratuitement.